Janvier 2026

VOITURE  -  LE RÈGNE ÉLECTRIQUE

tout d'abord il faut dire que depuis le remplacement des calèches à chevaux par des voitures à moteur à explosion à partir de la fin du 19ème siècle le public s’est habitué aux véhicules polluants à essence, qui ont été constamment améliorés, et que ce n’est pas parce qu’il a trouvé un meilleur système qu’il s’apprête aujourd’hui à les abandonner mais par nécessité pour tenter de limiter les dégâts en matière de réchauffement climatique. Même quand elle bénéficie comme en France d'une électricité décarbonée une voiture électrique n’émettrait que 2,5 fois moins de gaz à effet de serre que son équivalent thermique sur toute sa durée de vie à cause de sa fabrication dont l’impact carbone est particulièrement élevé. Cela permettra toutefois de diminuer les émissions à condition bien sûr de ne pas trop augmenter le nombre de véhicules en circulation.
même si pour l’instant la voiture électrique est « limitée » à cause de son manque d’autonomie et du temps qu’il faut passer à la recharger l’on peut penser puisqu’elle va sans doute durer des siècles que ces défauts vont finir par être corrigés comme semblent déjà l’annoncer des recharges ultra rapides actuellement expérimentées ainsi que de nouvelles batteries permettant, à poids égal, d’obtenir des autonomies plus grandes. Mais pour que la voiture électrique s’impose vraiment il faudra qu’elle devienne assez vite abordable c’est-à-dire que son prix baisse. Même si cela ne se voit pas la voiture électrique a besoin de beaucoup d’électricité pour fonctionner puisque sa consommation oscille entre environ 15 et 20 kWh/100 km ce qui signifie que si vous roulez à 100 km/h et que vous parcourez 200 km vous consommez autant d’électricité pendant votre trajet que de 7,5 à 10 radiateurs électriques de 2.000 watts fonctionnant au maximum de leur puissance pendant 2 heures. Il faut donc espérer qu’il n’y aura jamais de saturation du système électrique qui aurait comme conséquence d’empêcher par exemple des personnes de se chauffer à cause de l’électricité dédiée au rechargement des voitures. En partie pour les SUV l’on a plutôt donné jusqu’à présent « carte blanche » à la voiture électrique en termes de puissance, d’accélération et de vitesse mais à l’instar des petites cylindrées pour les voitures thermiques des petits véhicules électriques particulièrement économes en électricité pourraient être proposés à ceux désirant réduire au maximum le prix à payer pour rouler.
CAR POUR LE COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ nécessaire pour recharger les voitures électriques on nous raconte une fable. Bien sûr pour l’instant recharger lentement sa voiture électrique chez soi revient beaucoup moins cher qu’un plein d’essence (environ 3 euros pour parcourir 100 km contre environ 12 € pour une voiture thermique) mais tout le monde n’a pas une maison lui permettant d’installer une borne de recharge ce qui signifie que tous les autres devront utiliser des bornes publiques (borne standard, borne rapide ou ultra-rapide) où le coût du kWh est nettement plus élevé et peut même atteindre des sommets pour les bornes ultra-rapides des autoroutes avec un coût au kilomètre parfois supérieur à celui des véhicules thermiques. Et en plus du fait que le prix du kWh pour les bornes publiques n’est pas régulé c’est-à-dire que chaque opérateur est libre de le fixer comme il l'entend et que les systèmes de facturation sont différents d’un réseau à l’autre (facturation au kWh, à l’heure ou au forfait) ce qui ne permet pas de facilement comparer les prix, il y a aussi l’ÉtatUne taxe pour chaque kilomètre parcouru : une véritable menace pour les voitures électriques ? - cliquez qui envisagerait, pour ne pas être privé des sommes énormes obtenues jusqu’à présent grâce aux taxes des carburants, de taxer non pas l’électricité mais les distances qui seront parcourues quand les voitures électriques deviendront plus nombreuses. Dans ces conditions les utilisateurs risquent d’être dépouillés non seulement par les fournisseurs d’électricité des bornes publiques mais aussi par l’État selon le nombre de kilomètres qu’ils effectueront et si l’on n’y prend garde rouler en voiture électrique pourrait coûter un jour beaucoup plus cher que jadis avec un véhicule thermique.
ON A DU MAL AUJOURD’HUI à imaginer un parc automobile totalement électrique surtout à quoi ressembleraient les espaces équipés de centaines de milliers de bornes de recharges mais quand toutes les voitures seront électriques il faudra bien qu’elles puissent rouler donc être rechargées et même si les bornes installées un peu partout, surtout dans les villes, ne seront pas forcément très esthétiques il faudra bien s’y habituer. A moins qu’à long terme l’on décide finalement de privilégier les stations services spécialisées dotées de bornes ultra ultra rapides permettant de faire le plein d’électricité en aussi peu de temps qu'un plein d’essence et que l’on abandonne le système des centaines de milliers de bornes. Comment savoir ? Quant à la sécurité des voitures électriques elle serait assurée en cas d’inondation car leurs batteries sont étanches et leur taux pour les incendies serait 60 fois moins élevé que pour les thermiques. Ceci dit il faut savoir que tout événement perturbateur comme un simple accident matériel nécessite presque toujours de faire vérifier l’intégrité de sa batterie.
POUR CONCLURE la voiture électrique règnera sans doute très longtemps mais puisque pour l’instant elle est souvent associée à la modernité certains envisagent, même c’est une idée absurde car susceptible d’engendrer des procès sans fin que perdraient systématiquement les fabricants en cas d’accidents mortels, de la rendre totalement autonome ou bien rêvent qu’elle finira un jour par s’envoler comme dans les films d’anticipation alors que bien qu'électrique cette voiture restera sans doute pendant des centaines d’années une  SIMPLE VOITURE.

 
 
 
 
   
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